Notre Vivi d’amour est parti…

Le vendredi 6 novembre 2020. Tu ne vas pas bien, je le vois. Tu es sur le canapé, tu ne bouges pas. Ta gamelle est toujours remplie. Je le sens, il y a quelque chose qui ne va pas. Doudou me dit :« ne t’inquiète pas, il doit être un peu malade. On peut attendre demain ». Hum, non, je le sens, ça ne va pas mon petit chaton d’amour. J’appelle la vétérinaire. Elle me donne un rendez-vous dans la journée. Ça me soulage. On arrive tous les deux. Comme d’habitude, tu n’aimes pas ça. Je lui explique que tu n’a pas bougé depuis ce matin, que tu n’as pas mangé et j’ai aussi l’impression que tu as maigri. Je lui dis que tu vomis de temps en temps. Elle me demande si c’est essentiellement de la bile. Je lui réponds que oui. Elle tique, mon cœur s’accélère. Elle te prend entre ses mains pour t’examiner. Elle me dit qu’elle sent quelque chose qui n’est pas normal au niveau de tes reins. Comment ça, il y a quelque chose de pas normal ? Ça veut dire quoi ? Elle ne peut m’en dire plus, elle veut faire une échographie et si besoin une biopsie. Une Biopsie, le mot tombe. Pffffff. Mon bébé d’amour. J’ai tellement imaginé te perdre, mais pas si vite. Tout devient difficile et j’ai peur.

Elle peut faire l’échographie tout de suite. Ouf un soulagement, on sera fixé. On monte tous les deux dans la salle d’examen. Son assistante arrive. Elles commencent l’échographie. Tu bouges beaucoup trop, elle n’arrive pas à tout voir, mais une chose est sûr me disent-elles : « il y a des nodules et beaucoup de ganglions, ce n’est pas bon signe ».  Paf, les seconds mots tombent. Je m’effondre. Je ne veux pas entendre ça, je ne veux pas te perdre mon chaton d’amour. On échange et elles me donnent un espoir : si tu réponds bien à la cortisone, tu pourras t’en sortir. Et puis sans les résultats de la biopsie, on ne peut être sûr de rien. Elle te donne une piqûre de cortisone et on repart. On doit revenir le lundi 9 novembre 2020 pour que je te laisse la journée avec elles, afin qu’elles réalisent la biopsie. 

Miracle ! Durant tout le week-end, tu viens jouer avec nous, tu manges super bien. Un bonheur. Cette fois, j’en suis sûre, tu es un chat extraordinaire et avec la cortisone, tu vas guérir et rester avec nous. Je le sais. Je le vois, tu vas mieux.

Lundi 9 novembre 2020, je t’emmène pour la biopsie et l’échographie. Lorsque je reviens, la vétérinaire m’explique que tout s’est bien passé. Elle est vraiment gentille cette vétérinaire. Je te récupère donc pour rentrer à la maison. Tu sembles fatigué, mais j’ai l’impression que tu vas aller mieux. La semaine entière passe. Plus les jours défilent et plus tu t’isoles. Tu te caches sous notre lit. Tes gamelles restent remplies bien trop longtemps. Tu ne viens plus avec nous et surtout, tu ne dors plus avec moi. Je le sens de nouveau, ça ne va pas. Dimanche 15 novembre, je suis convaincue que tu es en train de nous dire « au revoir » mon bébé d’amour. Je le sens. Tu pars petit à petit. 

Le lundi 16 novembre, je t’amène en urgence chez la vétérinaire. Je lui dis, que tu ne vas pas bien, je le vois bien. Elle n’a toujours pas les résultats de la biopsie, mais en te voyant elle me dit : « Oui, il n’a pas l’air bien, il se laisse mourir. Si vous étiez en maison, c’est typiquement le genre de chat qui serait parti et vous ne l’auriez jamais revu ». Mon cœur tremble. Non, je ne veux pas, JE NE VEUX PAS. Je ne suis pas prête. Non, tu ne peux pas, tu ne dois pas partir. Tu n’as que 11 ans. Non, non, non, je ne veux pas. 

Elle me parle d’euthanasie. Je l’envisage parce que je vois bien que tu souffres. Et oh mon dieu… j’aime tellement les animaux et toi au-dessus de tout mon chaton d’amour… Alors te laisser souffrir m’est insupportable. Mais je ne veux pas le faire sans en avoir parlé à notre pitchounette qui t’aime tant aussi. Et de toute façon, la vétérinaire ne veut rien faire avant d’avoir eu les résultats de la biopsie. On doit se rappeler demain.  

On rentre donc tous les deux à la maison. J’explique tout à doudou. Il te regarde et te serre fort dans ses bras. On réfléchit. Oui, c’est sans doute la fin. Il faut en parler à biboune. Mais comment ? On verra cela demain.

Tu te poses par terre de tout ton poids et je comprends que tu vas partir. On va se coucher, je t’entends sous le lit. Je suis rassurée de t’entendre. Je t’entends sortir. Je vais te caresser. Tu te poses encore de tout ton poids sur le sol comme pour me dire que tu ne peux plus supporter tout ça. Je te caresse le bout du museau comme tu aimais tant. Tu pars te cacher sous le canapé. J’ouvre la porte de la chambre de biboune, car je ne sais pas pourquoi je sens que tu veux aller la voir.

Doudou se lève dans la nuit, il te voit sur le lit de pitchoune. Il se dit que tu vas mieux ; il sourit.

4 heures du matin, on t’entend miauler. Tu es sous le canapé, tu respires fort et pousses des miaulements qui ne te ressemblent pas. On a compris. On n’a pas pu en parler à pitchoune. On hésite à rester à côté de toi, mais on ne peut pas. On ne peut pas obliger pitchoune à entendre tes miaulements, c’est trop dur. Il faut qu’on la protège. Je suis désolée mon bébé d’amour….Seule, je serais restée à côté de toi jusqu’au bout. Je te le jure. Mais là, je devais la protéger. Je t’aime tant crois le. Je t’aime tant….

 J’envoie un message à la vétérinaire, je ne sais pas quoi faire. Peut-on t’emmener les voir ? Ou ailleurs ? Est-ce bien délicat de te bouger mon chaton d’amour ? Que faire ? À 6 h 53, elle me dit que je peux t’emmener, elles vont voir. Je te regarde, tu ne bouges plus. Tu ne bouges plus…… Tu ne bouges plus…. C’est fini, c’est la fin…………Pitchoune est là, je ne peux pas pleurer ni lui dire ce qu’il en est. Alors je garde tout. À l’ intérieur de moi, je suis dévastée. Courage, je dois protéger poupette. Tes petites pattes dépassent un peu, pitchoune te caresse. Je lui dis que tu dors, qu’il faut qu’elle te laisse te reposer. Elle t’aime tant, elle ne pouvait pas savoir la vérité, ni te voir comme je t’ai vu. Elle aurait eu trop de peine. 

J’appelle la voisine, elle peut garder biboune le temps que je t’emmène chez le vétérinaire. Je démonte tout le canapé et je te prends dans mes bras mon bébé chat d’amour. 11 ans d’un amour intense. Je pleure, je pleure tellement. Je réalise, tu n’es plus là. Je t’emmène chez le vétérinaire. Un amour, vraiment d’une douceur extrême. Elle me laisse le temps de te dire au revoir. C’est tellement dur…….. Je suis restée là à te regarder mon chaton d’amour avec ce doudou que pitchoune veut te donner pour ton paradis. Je t’aime tellement. Je te regarde et je ne sais pas comment partir. J’ai l’impression d’avoir loupé quelque chose. Mais pourquoi ne t’ai-je pas amené avant ? Pourquoi ne l’ai-je pas fait quand tu vomissais dès le départ ? Je pose ces questions à la vétérinaire. Elle me répond que les chats vomissent régulièrement, ce qui explique le fait que la plupart des personnes ne s’en inquiètent pas. Mais elle ajoute que si un chat vomit souvent de la bile, là, il faut se méfier. Mon dieu, mon cœur se déchire. Si j’avais su mon bébé d’amour. Si j’avais su…… J’aurais tout fait pour te sauver, tout. On aurait pris tous les traitements possibles et la nourriture adéquate.  Sache-le. Payer ton traitement n’aurait pas été un souci, on avait déjà tout prévu. OHHHHH mon bébé d’amour, je t’aime à la folie. Pars en paix. Pars en paix dans un monde aussi beau et gentil que tu l’es. Un amour de chat!!! D‘une gentillesse extrême. On t’a aimé à la folie, on t’aime à la folie et on t’aimera à la folie à jamais. 11 ans avec toi, c’est 1/3 de ma vie. 11 ans de bonheur. Tu étais un amour de chat. Tu étais sourd et cassais beaucoup de choses, mais c’était vraiment un détail pour moi. Je l’acceptais parce que tu étais un amour. Vraiment, tu étais un amour crois le bien. D’une telle douceur, même avec pitchoune. Jamais tu ne l’as griffé alors qu’elle n’était pas toujours tendre. Tu lui as dit au revoir avant de partir. Ça prouve encore tellement ta gentillesse. Reposes en paix mon amour, amuse-toi bien au paradis des chats. Je te promets qu’un jour, on se retrouvera. Et d’ici là, je te promets de ne jamais t’oublier. Tu seras toujours mon Vivi d’amour. Je t’aime si fort, tu me manques tant, tu nous manques tant. On t’envoie une éternité de bisous et je te fais pour toujours une caresse sur le bout de ton petit nez tout rose. Nous t’aimons à l’infini. Nous avons tes cendres et nous te promettons de les disperser dans un endroit que tu adores. Tu vois déjà lequel n’est-ce pas ? Nous continuerons à nous promener ensemble en ces lieux mon Vivi d’amour….

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